Un guide pour la vie

Vendredi, 11 décembre 2020

Couleur liturgique : violet

Évangile selon saint Matthieu 11, 16-19

En ce temps-là, Jésus déclarait aux foules : « À qui vais-je comparer cette génération ? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d’autres en disant : “Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine.” Jean est venu, en effet ; il ne mange pas, il ne boit pas, et l’on dit : “C’est un possédé !” Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et l’on dit : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” Mais la sagesse de Dieu a été reconnue juste à travers ce qu’elle fait. »

Prière

Seigneur, il est parfois si difficile de te comprendre et d’accepter que tes chemins ne soient pas mes chemins et que tes voies ne soient pas mes voies. Apprend-moi, Seigneur, à te faire confiance et à savoir m’émerveiller devant ta profonde sagesse.

Demande

Grandir dans la confiance en Dieu.

Réflexion
  1. L’une des plus grandes vérités que nous allons bientôt célébrer avec la grande fête de Noël est que le Seigneur sait nous surprendre et bien souvent nous n’aimons pas cela. Le voir venir à nous sous les traits d’un petit enfant est à la fois extraordinaire et un peu désarmant. Il faut nous imaginer l’état d’esprit du peuple d’Israël qui attendait depuis des siècles un messie puissant qui puisse les délivrer de la servitude. Il n’attendait certainement pas un petit bébé qui deviendra un simple charpentier et surtout sera crucifié comme un moins que rien. Cependant, deux mille ans plus tard, nous voyons bien que c’est ce Messie crucifié qui a définitivement changé le monde.
     
  2. L’Évangile d’aujourd’hui nous rappelle de nouveau notre étroitesse d’esprit. Qu’attendons-nous vraiment de Dieu ? N’est-ce pas bien souvent un simplificateur de notre vie ? Nous jouons de la flûte et nous voulons qu’il danse, nous nous lamentons et nous voulons qu’il se frappe la poitrine. Nous voulons un Dieu qui réagisse comme nous pensons qu’il devrait le faire. C’est tout juste si nous ne disons pas ouvertement : « Dieu devrait faire ceci ou, si j’étais Dieu, je ferais cela. » Heureusement pour tout le monde, nous ne sommes pas Dieu, mais chacun de nous a cette tendance plus ou moins prononcée à considérer son point de vue ou ses idées comme ce qu’il y a de plus évident au monde.
     
  3. Alors que faire ? Bien souvent il faut nous répéter la phrase que Dieu adresse à Job dans l’Ancien Testament. « Où étais-tu quand j’ai fondé la terre ? Indique-le, si tu possèdes la science ! » (Jb 38, 4) Quand nous parlons à Dieu nous oublions que nous nous adressons à la Sagesse éternelle et infinie, qui a vu et connu tous les hommes qui ont foulé cette planète, qui connaît tout sur tout. Rien ne lui échappe et rien ne le surprend. Et pourtant il ne se sert pas de cette omniscience pour me manipuler mais pour me montrer son amour. Que ce soit dans les bons ou dans les mauvais moments, Dieu sait ce qu’il fait et il me demande d’avoir confiance. Bien évidemment, c’est souvent difficile et Jésus lui-même peut en témoigner, lui qui nous a aimés jusqu’à la croix. Pourtant, c’est le chemin du vrai bonheur comme le dit l’Évangile d’aujourd’hui : « La sagesse de Dieu a été reconnue juste à travers ce qu’elle fait. »
Dialogue avec le Christ

Seigneur, viens changer mon cœur. Donne-moi une confiance plus ferme dans ta volonté. Tu veux mon bonheur et tu sais bien mieux que moi ce qui est bon pour moi. Aide-moi à comprendre que tu veux me montrer ton amour dans les péripéties de ma vie.

Résolution

Me laisser surprendre par l’amour de Dieu dans un détail de ma journée.

Frère Jérôme Dejoie, LC
Méditations: Regnum Christi 
Texte de l’Évangile et informations liturgiques: © AELF - Paris - Tous droits réservés