Donner gratuitement

Lundi 5 novembre 2018
Sainte Bertille

Évangile selon saint Luc 14, 12-14

En ce temps-là, Jésus disait au chef des pharisiens qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour. Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »

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Prière

Seigneur, je crois en toi, tu es mon guide. Laisse-moi te regarder, pour que je puisse apprendre de toi, pour que je puisse vivre selon l’Évangile.

Demande

Un cœur qui sache donner gratuitement.

Réflexion

1. Jésus se trouve ici chez un chef des pharisiens qui l’a invité pour un repas. Et Jésus, qui profite souvent des moments de la vie quotidienne pour enseigner, va donner à ceux qui participent à ce repas un simple mais profond conseil. En s’adressant au maître de maison qui l’a invité chez lui à prendre un repas, il affirme que lorsqu’il organise des repas il ne doit pas inviter ses amis, sa famille ou ses voisins, mais des pauvres et des personnes malades. Que veut donc dire Jésus par ce conseil ?

2. Jésus utilise cet exemple d’une invitation à un repas, mais ce qu’il veut dire est bien plus général. Ce que Jésus essaie de faire comprendre, c’est que lorsque nous voulons faire plaisir à quelqu’un, il est facile que s’y mêle un peu – ou beaucoup – d’intérêt personnel. Dans l’exemple de Jésus, on invite certaines personnes parce qu’on espère qu’elles nous inviteront en retour. Pour être sûr de ne pas utiliser un acte charitable à des fins égoïstes, Jésus conseille donc d’inviter des gens dont on ne peut rien attendre en retour. La gratuité est un élément important de la charité qui révèle nos véritables intentions. Si nous remarquons que nous ne rendons des services qu’à des personnes qui peuvent nous être utiles par la suite, sans doute devons-nous apprendre à donner gratuitement.

3. Et de plus, c’est souvent des personnes qui n’ont apparemment rien à offrir que l’on reçoit le plus. Les personnes qui ont passé du temps avec des malades, des handicapés, des personnes très pauvres, le savent bien. Ils expérimentent d’avoir reçu bien plus que ce qu’ils ont pu donner. C’est une sorte de paradoxe, mais c’est pourtant bien comme cela : celui qui donne sans rien attendre en retour recevra bien plus que celui qui calcule bien ce qu’il va donner pour que cela lui rapporte ensuite.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, mon cœur est souvent rempli d’égoïsme. Je regarde souvent les autres en fonction de ce qu’ils peuvent m’apporter. Aide-moi à regarder mon prochain comme tu le regardes, avec ton regard. Apprends-moi le véritable amour.

Résolution

Faire un acte de charité désintéressé.

Père Jean-Marie Fornerod, LC
Méditations: Regnum Christi 
Texte de l’Évangile et informations liturgiques: © AELF - Paris - Tous droits réservés